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Entretien avec Christopher Barre, capitaine suppléant à l’IMCF 2019

Du 16 au 19 mai dernier, l’Ukraine accueillait le championnat du monde IMCF dans une reproduction d’une forteresse de la Rus’ de Kiev. La France y été représentée par dix combattants en équipe emmenés par Christopher Barre, ainsi que par deux duellistes de la SAEA (la Salle d’Arme). Nous sommes allés interroger le capitaine de l’équipe de France IMCF, nommé pour l’occasion par le capitaine en titre Frédéric Lepault.

Avant toute chose, Christopher Barre a tenu à remercier plusieurs personnes. Tout d’abord, les organisateurs de la compétition, pour leur efficacité et le succès de la compétition. Ensuite, l’équipe ukrainienne d’Ayna Bera, pour leur aide à l’organisation ainsi que pour le prêt d’une armure à un combattant français.
La Salle d’Arme, également, pour leur soutien à l’équipe de France, leurs accompagnants et leurs conseils.
Enfin, Christopher Barre tient à féliciter Jérémy Yvard (club Diex Aïe) pour sa combativité et son endurance lors des combats.

L’équipe française s’est distinguée par sa remarquable solidarité ainsi que par une bonne ambiance à toute épreuve face aux difficultés rencontrées. Il n’y a pas eu de blessés et les combattants ont apprécié se battre les uns aux côtés des autres, poursuit Christopher Barre, tous souhaitent pouvoir recommencer.
Ils déplorent, en revanche, un certain manque d’organisation de l’équipe française : plusieurs combattants sélectionnés ne sont pas venus et n’ont qu’à peine prévenu.
Le championnat du monde IMCF s’est créé il y a plusieurs années, suite à des conflits entre certains compétiteurs et la fédération internationale HMBIA. Il se démarque de Battle of the Nations sur quelques points de règles : IMCF est moins regardant, selon Christopher Barre, sur l’historicité. L’autre grande différence est l’interdiction d’attraper la lice – qui est d’ailleurs plus grande -, contrairement à ce qui est permis par les règles HMB.
L’ambiance générale du championnat en Ukraine était bon enfant, avec peu de fautes et de coups interdits.
De nombreuses équipes étaient présentes, avec un grand nombre de combattants. Parmi les pays représentés, on comptait l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande, le Pays de Galles, la Chine, le Luxembourg, l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Australie, le Mexique, le Canada, la Suède, la Finlande… mais aussi un combattant des Bermudes. Une grande diversité de combattants, donc, qui ajoute à l’ambiance générale.
L’équipe de France a participé à plusieurs catégories : le 1v1, le 5v5 et le 10v10. Malheureusement, en raison du manque de combattants, elle n’a pu participer au 16v16.
En 5v5, l’équipe de France bat successivement la Suède (2 à 0) puis les Etats-Unis (2 à 1), avant de perdre contre l’équipe du Mexique (0 à 2) emmenée, elle, par Igor Parfentev. La France échoue ainsi en quart de finale.
En 10v10, la France rencontre l’Angleterre et perd 0 à 2. Christopher Barre déplore quelques coups bas de la part de nos rivaux d’Outre-Manche, mais note qu’ils étaient moins forts que l’an passé. Il semble qu’eux aussi aient eu des soucis de sélection.

Les résultats de l’équipe de France sont plutôt satisfaisants, au vu des problèmes rencontrés avec la sélection, mais moindres que précédemment en Ecosse. Il n’est cependant pas opportun de faire une comparaison, rajoute Christopher Barre, puisque l’équipe de France IMCF 2018 comportait un plus grand nombre de combattants, et d’un niveau supérieur, venant du club Nord Medieval Full Contact, notamment Adrien Cessa, Adrien Vatin et le célèbre « French Ninja » : Adrien Bedot. Difficile d’imiter une telle équipe.

Concernant le cadre du tournoi IMCF, Christopher Barre met en avant la beauté des lieux : la forteresse, réplique d’une forteresse du Xe siècle, est admirable avec ses remparts, ses armes de siège et son village intérieur. Le marché historique installé pour l’occasion était assez fourni et permettait à chacun de satisfaire ses goûts : armes et armures pour les combattants, breloques et souvenirs en tous genres pour les spectateurs.
Seul bémol : peu d’ombre et l’absence d’eau courante, compensée par l’attribution de bidons d’eau par l’organisation.

Christopher Barre espère pouvoir participer l’année prochaine au championnat IMCF, qui aura lieu à Belmonte en Espagne. Les autres combattants de l’équipe de France ont également, selon ses dires, souhaité se retrouver pour combattre de nouveau ensemble.
Avec Thomas Chariot, prévôt de la Salle d’Arme (SAEA), ils aimeraient pouvoir mettre en place, de temps en temps, une compétition sur le sol national suivant les règles IMCF afin de pouvoir familiariser les combattants français avec ce type de compétition et renforcer l’attrait pour l’IMCF.

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Un commentaire

  1. Paradoxalement les combats IMCF sont plus intéressants à regarder que ceux de BotN alors qu’ils sont largement moins mis en avant. Ces combattants qui s’accrochent à la Lice (ou même simplement s’appuient dessus de façon prolongée) comme des moules aux rochers (ou des morpions aux poils) c’est la plaie de ce sport je trouve. ça casse le souffle épique des combats et les rend clairement chiants à regarder.

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