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Sébastien Dujardin : tournoyeur de l’année 2019

L’année 2019 est maintenant dernière nous et une nouvelle saison de tournois endiablés va pouvoir débuter avec le Tournoi de Laon à la fin du mois de janvier. A l’instar d’Aurélien Plagnard et Antoine Tourte en 2018, c’est encore une fois un membre de l’association Béhourd Ile-de-France (qui regroupe les équipes Martel, Martel Du Guesclin et Martel La Hire) qui s’est illustré comme le combattant français ayant pris part au plus grand nombre de tournois de notre fédération en 2019 ! Ce véritable passionné a en effet combattu dans pas moins de 9 compétitions officielles françaises cette année (sans compter les tournois à l’étranger).

Interview avec ce Parisien qu’on peut qualifier de “petit mais costaud” :

Peux-tu te présenter brièvement, ainsi que ton équipe ? Dans quelles autres équipes as-tu combattu cette année ?
Sébastien, 28 ans, Ingénieur, marié sans enfant. J’ai fait mes premiers pas en lice à Saint-Dizier en 2018 avec Martel 2. Aujourd’hui je suis un combattant de Martel Du Guesclin. Si je me suis battu avec mon équipe à Laon, St-Dizier, aux Combes ainsi qu’aux Andelys, c’est vrai que j’ai fait pas mal de mercenariat cette saison : la Lance Limousine à Carcassonne, les Grimaldi à Landiras, Martel au tournoi de St-Georges, Pardus Bellator à Parthenay et à nouveau Martel au tournoi des Flandres. En dehors du championnat français, j’ai aussi fait le mercenaire à la Winter Fight Cup (Allemagne), à Kening Striid (Pays-Bas) et à Belmonte (Espagne, où je combattais là encore sous les couleurs de Martel). C’est vrai que si on compte j’ai tournoyé plus souvent en tant que mercenaire cette saison (rires) ! Je salue d’ailleurs ces équipes au passage et les remercie pour leur accueil. Ce fut à chaque fois plaisant (autant que le Béhourd peut l’être) et intéressant car chaque équipe vit différemment un tournoi.
– Comment as-tu connu le béhourd ?
Je m’en rappelle plutôt bien même si je ne me suis pas tout de suite intéressé plus que ça à cette discipline. Ça devait être en 2013. En cours on regardait le Zap de Spion hebdomadaire, et là : boum, un extrait de quelques secondes montrant des mecs en armure en train de se foutre sur la gueule, un autre qui charge et envoie valdinguer l’autre, dans une lice en barrière Vauban, dans un gymnase. Sur le coup je me suis dit, comme d’autres j’imagine, que ces mecs avaient l’air “détèr”, devait être un peu barge, mais que c’était quand même bien stylé ! Là où je me suis décidé à m’y mettre c’est quelques années plus tard, j’ai vu une affiche pour le tournoi du Faucon Noir, en sortant du Auchan. C’était le weekend suivant et comme c’était à 15 min de chez ma copine j’y suis allé. Résultat j’ai adoré et ai commencé à me renseigner petit à petit. Je ne pouvais pas débuter tout de suite, mais les mois suivants j’ai suivi les lives, et surtout celui de Battle of the Nations.
– Comment as-tu commencé à le pratiquer ? Pour quelles raisons ?
Mai 2017, je monte à Paris pour mon stage de fin d’étude. Je sais que l’équipe Martel est basée dans le coin, donc je prends contact via leur page Facebook en Juin il me semble. Je me rappellerai toujours ce premier entraînement, à l’époque on s’entraînait au fin-fond des bois, et quasiment 1 km avant le lieu de rendez-vous : il n’y avait plus de réseau téléphonique. Paie ta galère (!) pour les contacter si tu ne trouvais pas les gars (que tu ne connaissais pas bien sûr, trop facile sinon…).
– Quel type d’armure utilises-tu ? Pourquoi ?
J’ai une armure assez classique, seconde moitié du XIV siècle – tout en flottant, casque typé de «la Romance d’Alexandre ». Je préfère rester sur du flottant, question de feeling principalement et je pense que ça représente une économie de poids en comparaison de l’articulé.
– Quelle est ta catégorie préférée ? 
Le 5vs5 reste bien ma catégorie préférée, tu combats avec les mecs avec qui tu t’entraînes toute l’année ; et à cette échelle, le moindre surnombre est important. Le 12vs12 me plaît également. Pour les plus grosses mêlées, je ne peux parler en tant que combattant par manque d’expérience. Mais le 150vs150 de Smederevo, c’était très plaisant à regarder sur le live.
– On sait que tu combats généralement en 5vs5, quel est généralement ton rôle dans l’équipe ?
Pour ce qui est de mon rôle, depuis peu je me bats au milieu avec Martel Du Guesclin. Il y a plus de choses à appréhender qu’en bord de lice, c’est hyper complet et demande une vraie vision de la lice dans sa globalité. En mercenaire je vais là où on me dit et fais de mon mieux, tout simplement.
– Que penses-tu du développement du béhourd en France et comment espères-tu le voir évoluer ?
C’est plaisant de voir que la discipline se développe ainsi, l’organisation est toujours au rendez-vous, les tournois de qualité et cela est reconnu par les combattants. J’espère que la discipline va continuer sur cette lancée et gagner en popularité et donc en exposition médiatique.
– Quels ont été tes tournois préférés cette année ? Pour quelles raisons ?
Je dirais Carcassonne pour le cadre dans lequel nous avons la chance de nous battre, Les Combes pour ce que notre équipe a pu réaliser et Belmonte (Espagne) pour l’expédition que fut ce tournoi, dans sa globalité.
– Quels sont tes objectifs pour 2020 ?
Mes objectifs pour 2020 sont de progresser plus rapidement qu’en 2019, de m’entraîner mieux qu’en 2019 avec plus de discipline. Je suis impatient d’entamer cette nouvelle saison avec le tournoi de Laon, et de voir ce que l’équipe va réaliser, maintenant qu’il y a un noyau stable de combattants et de nouvelles recrues !”

Nous souhaitons tout le meilleur à Sébastien pour cette nouvelle année et de nombreuses victoires pour son équipe ! Rendez-vous à Laon les 25 et 26 janvier !

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